Une fois mon Oric en mains j'avais 16 ans et sachant qu'il était plus confortable avec ses huit couleurs que les Logabax monochromes du lycée.

J'ai pu essayer le basic qui était installé sur la mémoire morte (Rom) de cette petite machine, pour me rendre compte de la lenteur de ceui-ci quand de nombreuses instructions de calcul étaient nécessaires.

Imaginer-vous vous que ce Basic n'était pas satisfaisant, en effet pour de simple instruction de calcul il doit comparer chaque caractère avec un opérateur de calcul puis de faire l'opération. Surtout que ce processeur jouer avec une horlogue de seulement 1 MGhz. Le code machine d'un microprocesseur dispose d'instructions cablés pour ces opérations et il est plus rapide d'exécution. Vous trouverez la description d'un évaluateur d'expression chez Colibri par exemple.

Néanmoins ce basic était disponible dès l'allumage et très rapidement vous avez le prompt de saisie.

Mais, vous vous demandez que ce qui m'a poussé à écrire les fonctions graphiques de mon programme : tout simplement car j'avais appris que la fonction de l'algèbre de Bool Xor allumée un pixel quand il était éteint et inversement. Ce qui permet tout simplement de faire mouvoir une ligne sur l'écran en la dessinant successivement un premier passage pour la dessiner et un deuxième passage pour revenir à l'état précédent c'est a dire l'effacer. Il fallait bien sûr générer ces ensembles de points de manière identique ce que permet de faire un microprocesseur quand il est bien programmé, la répétition d'un même calcul donnant le même résultat de même pour les cercles qu'il est facile de faire ainsi bouger sur l'écran.

Malgrès tout le simple calcul de trigonométrie n'étant pas incluse dans ces microprocesseurs 8 bits (il n'y avais pas de Flottant Unit Procressor alors je me suis mis à précalculer des tables variant de 0° à 90° pour aller plus vite *1 et sachant que la suite de cosinus et sinus sont symétrique cela suffit et occupe une petite partie en mémoire mais un simple accés à un tableau de cette variation suffit.

Alors cela suffit-il pour dessiner sur un écran ? il faut le penser et tout ceci étant une question de conception alors je vous dirais aussi que les tracés dits Non Uniforme Bézier Spline permettent-ils de modeler avec des approximations succésives toutes sortes de courbes.

Mais cela n'est pas si simple...

 Note : *1 Pourquoi allez plus vite ? Dans un cercle et pour beaucoup de logiciel encore maintenant comme Blender le nombre d'étape de dessin est limité à un certain nombre de segment pour accélerer le dessin.

(c) BeeLog écrit par Denis Beelog